Faut-il encore renégocier son crédit immobilier?

Les particuliers qui souhaitent emprunter pour acheter un logement continuent à bénéficier d’excellentes conditions de crédit. 

Malgré une légère remontée enclenchée au début de l’été, les taux d’intérêt des crédits immobiliers restent à des niveaux très bas, rarement observés par le passé : 3,08 %, en moyenne, à fin novembre.

Dans cet environnement de crédit bon marché, les rachats ou renégociations de prêt à l’habitat se sont envolés en 2013. 

Aux niveaux de taux actuels toujours exceptionnels, il est encore temps et judicieux pour certains emprunteurs d’obtenir de nouvelles conditions de prêt.

Beaucoup d’emprunteurs sont concernés. D’après une étude réalisée par l’Ifop réalisé en septembre 2013, un Français sur trois rembourse actuellement un crédit immobilier à un taux moyen de 4,5 %. Celui-ci a été souscrit, en moyenne, il y a trois ans sur une durée de dix-huit ans et six mois. Mais seuls 44 % des emprunteurs ont renégocié ou tenté de renégocier leur crédit. 

En revanche, les deux tiers des Français qui l’ont fait ont réussi leur démarche.

Alors que le taux moyen des crédits immobiliers sur vingt ans se négocie en moyenne à 3,30 % aujourd’hui, les emprunteurs qui ont contracté des prêts immobiliers il y a moins de cinq ans et dont les taux sont supérieurs à 4,3%, ont en théorie intérêt à renégocier. 

Toutefois, en raison des frais qu’elle engendre, pour que l’opération soit intéressante, il faut réunir au moins deux des conditions suivantes. 

L’écart entre le taux initial du crédit et le nouveau taux doit être de 1 % au minimum. Cette différence de taux s’analyse sur la durée restante du prêt. 

Mais gare aux frais de rachat, souvent élevés. 

Désormais, même un crédit souscrit en 2012, peut potentiellement être renégocié car les mensualités versées sont encore composées à 50 % d’intérêts. 

Rembourser par anticipation un crédit immobilier et le remplacer par un emprunt à de nouvelles conditions peut en effet coûter cher. 

Pour un rachat de crédit, les indemnités (on parle d’IRA pour indemnités de remboursement anticipé) s’élèvent à six mois d’intérêt, plafonnées à 3 % du capital restant dû. 

De rares crédits en sont exonérés surtout en cas de rachat par la concurrence.